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PROLOGUE
Notre
voyage en Inde en août - septembre 2003, avait deux buts: rendre
visite à notre petit filleul réfugié tibétain
qui vit au Ladakh et accomplir une longue marche: la traversée
du Zanskar. C'est ce que nous allons vous raconter.
Qui
sommes nous?
Nous habitons
en France, un petit village Aveyronnais, et l'un de nos amis et voisin,
Jean Claude, parrainait un jeune réfugié tibétain
depuis vingt ans, dans une association: l'Aide à l' Enfance Tibétaine
(A.E.T.).
Avec son épouse aujourd'hui disparue, il est allé plusieurs
fois en Inde, à Manali où cette famille habite et aussi
au Ladakh, visiter quelques un des nombreux monastères bouddhistes
de cette région. Les photos qu'ils ont nous rapporté et
leurs récits de leurs rencontres avec les Tibétains réfugiés,
nous ont donné envie de participer aussi à une action d'aide
et tout naturellement, nous avons adhéré à L'AET
pour parrainer un jeune enfant. Il s'appelle Tenzin Kunga, il a cinq ans
et vit avec ses parents à Choglamsar, près de Leh.
Nous avons par ailleurs depuis longtemps la passion de la montagne, sans
cependant avoir jamais envisager d'aller un jour en Himalaya. Les sommets
d'Europe nous suffisaient...
Le projet de concilier rencontre humaine et découverte d'un massif
himalayen a donc mûri dans notre esprit. Le choix du parcours s'est
porté sur la traversée du Zanskar après différentes
lecture, et en particulier celle du livre de Nadine Delpech: deux enfants
sur le toit du monde, récit d'une très belle aventure familiale.
Les livres et photos d'O. Fölmi y sont aussi pour une autre part
et quelques rares mais intéressants sites Web personnels ont également
été consultés (cf. liens) et ont achevés de
nous convaincre.
Un an auparavant, nous avions parlé à Jean Claude de notre
projet et lui avions proposé de se joindre à nous. Il se
joignait toujours à notre équipe lors de randonnées
que nous organisions dans notre région mais l'ampleur du trek,
étant donné ses soixante dix printemps, nous faisait penser
qu'il hésiterais sans doute à y participer, préférant
peut être rester avec la famille de son filleul. A notre étonnement,
après quelques semaines de réflexion, il nous annonça
qu'il se lançait dans l'aventure. Nous aurons par la suite de nombreuses
occasions d'admirer son courage et sa détermination.
Organisation
du voyage
En ce qui concerne
le trek proprement dit, les tarifs demandés par les agences de
trekking étant pour notre bourse trop prohibitifs, nous avons opté
pour l'organisation personnelle, ce qui de plus permet une totale liberté
quant aux dates et à la durée du parcours. De plus, l'idée
de partir avec une quinzaine de personnes pour trois semaines de marche
est contraire à nos habitudes et notre amour de la solitude risquait
d'en pâtir...
Le destin nous a aidé car le frère du filleul de Jean Claude
-qui l'ignorait -, est guide de montagne et nous l'avons rencontré
par hasard (mais est-ce le hasard?) à Manali. Nous avons donc mis
au point avec lui les détails du trek, qui se déroule de
Lamaruyu à Darsha, soit environ 330km de marche en une vingtaine
de jours.
Sans cette rencontre, notre intention était de traiter directement
avec des muletiers, ce qui est tout à fait possible.
Nous passerons donc une semaine à Manali, avant de prendre la piste
pour rejoindre Leh en deux jours. La, nous resterons dix jours pour rencontrer
notre filleul et la communauté tibétaine, visiter les monastères
et s'imprégner de la culture bouddhiste.
Ceci permet aussi, et c'est très important, de s'acclimater à
l'altitude (Leh est à 3500m) et de franchir les cols du Zanskar,
qui sont autour de 5000m, avec toutes les chances de notre côté
pour éviter les risques d' oedème pulmonaire ou cérébral.
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