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Vol Toulouse - Amsterdam - Dehli le 10 aout 2003. Arrivée 1 heure du matin. A 19 h, départ en bus pour Manali . 16 heures de route et pour qui connaît les routes indiennes, il vaut mieux ne pas être assis comme nous l'étions, tout à l'arrière du car.
Manali est
une petite ville à 2000m d’altitude, au pied du contrefort
de l' Himalaya. Le climat est humide et le site ressemble à une
vallée pyrénéenne ou alpine. Manali vit du tourisme
dès le printemps et beaucoup d'Indiens y viennent en villégiature.
Notre ami Jean Claude voulait passer quelques temps avec la famille de son filleul et nous sommes donc restés une semaine, durant laquelle nous avons fait leur connaissance ainsi que celle de Karma, qui allait nous guider durant le trek. Nous avons mis au point les détails et nous nous sommes donnés rendez-vous à Leh le 27 août
LE VOYAGE VERS LEH La deuxième route la
plus haute du monde ! (la plus haute part de Leh et va au nord, vers le
Pamir)
Darsha, qui
sera l'aboutissement de notre traversée du Zanskar, dans un mois... De ce trajet, le plus éprouvant reste l' acclimatation qui n'a pas le temps de se faire; nous plantons la tente à Serchu, 4600m, presque aussi haut que le Mt Blanc et nous ne voyons pas une trace de neige! Nous pensons aux randonneurs qui font le trek dans le sens sud - nord, sans bonne adaptation. D'ailleurs, nous en croiserons plus tard, certains bien mal en point et souffrant d'oedème. La solution serait de rester quelques jours à Darsha, mais que faire dans un endroit où il n' y a rien d'autre que quelques tea-shops?
Le lendemain 19 août, après le passage au Taglang-la, col de 5400m, descente sur la vallée de L'Indus, voie de communication primordiale qui au fil des siècles a permis le commerce mais aussi les invasions venant de Perse ou du Nord et qui a permis un brassage des cultures. Nous rejoignons Leh, capitale de l’ancien royaume du Ladakh (en tibétain, La: le col, Dakh : pays. Le Pays des Cols).
Quelques scènes de rue :
Nous trouvons une guest house
bien agréable et à l'accueil chaleureux
RENCONTRES A LEH
La rencontre fut très
émouvante, il va sans dire. Nous avons eu beaucoup de chance car
nous avons pu connaître le papa qui est militaire dans les troupes
de montagne indiennes et est parfois longtemps absent de la maison. Il
était en permission.
Un autre jour, nous sommes allés le voir dans sa classe et des enfants se sont mis devant nous et nous ont chanté spontanément une chanson dans les 3 langues qu’ils apprennent dès la maternelle : l' hindi, le tibétain et l'anglais. Héritage de la colonisation britannique, toutes les écoles en Inde ont une tenue propre à chacune d’elles. Dans les classes, jamais de table ni de chaises, à quoi çela sert -il?
Nous en profitons pour donner à des enfants des petits cadeaux que leurs parrains et marraines nous avaient confiés avant de partir. Ces gestes sont toujours appréciés! Au Ladakh comme au Zanskar, les grandes vacances ont lieu l'hiver, à cause du froid qui rendrait les salles de classe impossibles à chauffer : -20 dehors, les familles se serrent dans de petites pièces.
LES MONASTERES
Le père de Tenzin nous a servi de guide, un ami lui avait prêté une voiture et nous avons pu visiter ceux de Matho, Stakna, Tiksey et Shey. A Tikse, nous avons pu assister à un office religieux. Impressionnant de par les sonorités des grandes trompes et des gongs et le clair-obscur du lieux.
Tiksey Stackna
Tenzin et le Lama Tsephel,de
Matho Avec un moine bouddhiste coréen dont nous avons fait la connaissance à notre guest-house, nous sommes allés voir le monastère d' Hémis, dans lequel il y a tous les ans un célèbre festival.
D' AUTRES RENCONTRES Notre guide Karma nous a rejoint avec un ami qui aura la tâche de le seconder durant le trek, pour préparer le bivouac en montant la tente de cuisine (encore un parachute réformé !), en faisant la vaisselle et surtout préparer le thé qui nous réveillera à six heures tous les jours et nous accueillera à l'arrivée de l'étape ! Le « hasard »,
encore lui, a mis sur notre chemin deux jeunes femmes, Delphine rencontrée
alors qu'elle faisait du stop et Bettina dans un petit restaurant de Leh.
Toutes deux voyageant seules cherchaient à participer à
un trek et c'est ainsi que notre expédition à travers le
Zanskar est devenue internationale. Bettina est en effet canadienne et
Delphine belge.
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