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POUR RANDONNER AGREABLEMENT ET SANS SOUCI

Quelques conseils tirés de notre expérience...et de celle des autres.

 

La période:

De fin juin à fin septembre. Plus tôt, la neige peut rendre le passage des cols difficiles, plus tard, les premières chutes de neige ont souvent lieu début octobre et de toute façon, la route Manali - Leh est fermée.

La première quinzaine de juillet, des perturbations dues à la mousson peuvent franchir la barrière himalayenne. Le climat du Zanskar est sec, environ 150 mm d'eau par an.

Nous avons effectué le trek du 1er août au 21 septembre et la météo a été très bonne. après le 15 septembre, la température nocturne est descendue légèrement sous zéro. Les journées étaient chaudes. Nous avons eu quelques insignifiantes averses nocturnes .

Le guide et les muletiers:

Conseillés mais pas obligatoires. Nous avons vu quelques trekkeurs totalement autonomes mais avec des sacs à dos énormes, donc il faut être jeune et bien entraîné...

Il y a deux avantages à avoir un guide, le premier, c'est de ne pas se soucier de la recherche de l'itinéraire, le deuxième est de ne pas se préoccuper de l'intendance - nourriture et carburant - nécessaires pour le trek. Il est En effet très difficile d'acheter des vivres en cours de route, les Zanskarpas ayant tout juste ce qu'il leur faut pour passer le long hiver, coupés du monde.
Il faut pouvoir être autonome pour 10 jours, et ravitailler à Padum à nouveau pour 10 jours.

Il faut compter en pratique 1 cheval par personne, pour ne pas trop les charger, et en cas de besoin (accident, maladie), en avoir un de disponible pour monter dessus. Ce sont de petits chevaux très endurants et adroits comme des chamois dans les rochers.


Les tentes: Il est conseillé d'avoir sa propre tente, il est très difficile d'en louer ou d'en acheter sur place. Les agence locales les réservent à leurs clients. Il est par contre plus facile de trouver des parachutes réformés, c'est d'ailleurs ce modèle que l'on a acheté pour le guide et son ami. Par contre en cas de mauvais temps, la protection est faible (pas d'étanchéité).
Un bon modèle dôme est adapté mais il faut pouvoir le haubaner solidement au sol (coups de vents parfois redoutables)

Les vêtements

Comme en montagne chez nous.... c'est à dire du chaud, du frais et du léger: pantalon convertible en short, collant pour mettre dessous en cas de froid, tee-shirts, chemise plus chaude, polaire et surveste en goretex (la 2 couche suffit). Gants et bonnet (personnellement, je suis un inconditionnel du cheich qui protège du froid, du vent et de la poussière; il fait aussi écharpe mais c'est un peu chaud sous le soleil quand il n'y a pas de vent, alors j'ai aussi un chapeau mou).

Les chaussures et duvets
Il vaut mieux aussi avoir ses chaussures mais si l'on est pas trop difficile, on peut en trouver sur place.Nous avions des chaussures de running montagne, très légères mais à tiges montantes et nous avons été entièrement satisfaits. Nous craignions leur fragilité dans les pierriers mais il n'en a rien été et elles pourraient refaire plusieurs treks identiques.

Emporter son propre duvet est aussi préférable, assez chaud pour septembre car les nuits peuvent être froides. Nous avons eu de la chance, la météo a été clémente: nuits douces sauf à la fin du trek ou il gelait à -5° mais elle peut descendre à -10. Nous avions rencontrés avant le départ de Manali des trekkeurs français qui nous ont dit avoir eu des nuits chaudes et qui dormaient souvent à la belle étoile.


Le matelas autogonflant est plus que recommandé, nous le doublions même d'un mini mousse que l'on plaçait sous le tapis de sol pour le protéger. Il est vrai que nous n'avons plus vingt ans!...Les camps sont rarement gazonnés et on est souvent sur les cailloux. Un bon couchage est important pour la récupération physique.


Le réchaud peut par contre s'oublier à la maison, surtout s'il fonctionne au gaz, les guides et horsemen en ont de gros et solides marchant au kérosène, la seule solution en altitude. Nous avions un MSR et il n'a pas servi.


Deux bâtons de marche aident bien, pour le reste, ne pas oublier les lunettes de soleil et la crème.


Ne pas oublier la pharmacie

prendre des antibiotiques à large spectre, du Diamox en cas d'oedeme cérébral, du lasilix contre l'oedeme pulmonaire, des anti-inflamatoires, antalgiques, anti-diarrhéiques (indispensables aussi pour séjourner dans les villes...), antiseptiques (Bétadine), pansements, ciseaux, pinces...    Nous utilisons l'hydroclonazone pour désinfecter l'eau (des torrents et des villes), nous l'utilisions au début du trek mais moins ensuite car nous buvions l'eau bouillie préalablement, bien qu'il faut savoir qu'en altitude, l'eau boue en dessous 100°...donc détruit moins de germes.


Les sacs de transport:

Nous avons opté pour la solution suivante qui s'est avérée efficace tout au long du voyage:
1-Nos sac à dos individuels (sacs de montagne de 75litres), placés dans des sacs en nylon fort avec les matelas, lors des transports en avion et bus.
2-Des sacs mari
n en cordura fort, de 100 l dans lesquels les affaires sont placées dans des sacs plastiques. Avantages: faciles à remplir et pas de fermeture éclair qui peut toujours se gripper.
Ne pas les remplir entièrement car pendant le trek, il faut y placer aussi les affaires des sacs à dos ne servant pas la journée. Durant celle-ci, il faut porter le minimum: bouteille d'eau, veste goretex, polaire, repas du midi, appareil photo, environ 6kg.

Les sacs souffrent des frottements sur les bâts des animaux, on les enveloppait en plus dans des sacs de chantier et nous n'avons eu aucun problème.

 

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